JEAN 13    34 Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez–vous les uns les autres. 35 A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
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« Celui qui a pitié du pauvre, prête à l’Eternel qui le lui revaudra. » Pr. 19v.17

« L’homme qui regarde autrui avec bonté sera béni parce qu’il a partagé son pain avec le pauvre »  Pr. 22v.9

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   Lorsque je me rendis pour la première fois sur le continent africain, c’était en 1989 en République Centrafricaine. J’avais jusque là beaucoup entendu parler des pays sous développés, de la pauvreté, la misère, et les médias faisant très souvent écho à toutes ces situations plus douloureuses les unes que les autres. Etudiante à l’Institut biblique du Dauphiné à Grenoble, j’écoutais avec une grande attention tous les témoignages de nos missionnaires et mon cœur se brisait à chaque fois. Par Sa grâce, notre Dieu m’avait rendue particulièrement sensible aux besoins des plus faibles, des indigents, des opprimés. Cependant, je dois bien reconnaître que j’étais encore très ignorante, et ne me doutant pas de la dure réalité du terrain 1989 fut un premier choc. Les mots ne peuvent exprimer cette surabondance de la misère, et le contraste terrible avec nos sociétés pléthoriques de biens matériels où les broyeurs de nos hypermarchés mettent en pièces notre surplus !


   Pourtant,  cette première mission, je la vécus comme au ciel et notre Seigneur me baptisait de Son amour pour ces peuples africains, et m’inondait de leur joie à chaque église visitée. C’était un temps de réveil, de puissante visitation du Père. Nous remontions le fleuve Oubangui en pirogue, nous arrêtant à chaque village, accueillis par toute la population laquelle chantait, dansait et célébrait les louanges de notre Seigneur et Roi. A chaque rencontre, les âmes se donnaient à Jésus, les malades étaient guéris, les captifs libérés. Nous fîmes de grands feux de joie, de victoire à l’issue de certaines réunions ; tous les participants venaient y jeter leurs fétiches, amulettes etc. Dans quelques villages, la sorcellerie avait été si forte que les enfants tout particulièrement en étaient infectés sur la totalité du corps. Nous n’avions pas les moyens suffisants pour les soigner, le peu de nos flacons d’antiseptique ne pouvaient rien, mais nous placions notre foi dans Celui qui peut tout, et vraiment Il agissait ! Les populations exultaient leur joie et leur reconnaissance au Seigneur !


   Ainsi Dieu avait tracé au fond de mon cœur quelque chose de nouveau écrit avec l’encre de Son amour pour mes frères d’Afrique, aussi quelle ne fut ma hâte à désirer y retourner.
   Pourtant de longues années passèrent durant lesquelles le Seigneur m’utilisa différemment, et m’apprit un peu plus de Sa patience en priant et bénissant Ses enfants qui y étaient envoyés !
   Ce ne fut que début 2000, juste après le premier coup d’Etat, que j’atterrissais cette fois-ci sur le sol Ivoirien. Durant les premières missions, les réunions et les séminaires se succédaient dans différentes églises. Rien n’est plus beau que servir l’Evangile de notre Jésus, et quelque soient les circonstances que nous traversons, Sa fidélité est notre bouclier, notre rempart, la joie de Sa présence notre force. En dépit de la situation critique d’un pays troublé par les prémices d’une guerre, la Paix de Dieu surpasse vraiment toute intelligence. Ce fut là, au terme d’une seconde mission où j’étais partie seule, que se produisit un événement qui changea ma vision à tout jamais, et de ce fait, le cours de ma vie.

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Une sœur diaconesse de l’église qui me recevait était venue me trouver pour m’entretenir au sujet d’une femme, mère de cinq enfants, qui ne pouvait pas payer son loyer, et qui était menacée d’expulsion malgré la saison des pluies. Jusque là, rien d’extraordinaire, ceci étant hélas le quotidien de toutes ces pauvres gens vivant dans les bas quartiers, les bidonvilles d’Abidjan, et par familles entières. Devant prendre mon vol le surlendemain, je me savais aussi très près de ne plus rien posséder dans le porte-monnaie, et dans l’impossibilité de recevoir plus d’argent, mon compte bancaire ayant dépassé le plafond du découvert autorisé ; cependant, j’interrogeais tout de même la sœur sur le montant du loyer. « 2000 CFA (soit, 3E05) me répondit-elle, mais il y a aussi plusieurs mois de retard, et la propriétaire a déjà mis tous les bagages dehors sous la pluie ». Je fis un rapide calcul de la somme qu’il faudrait et je me rendis rapidement dans ma chambre vérifier s’il me restait assez pour aider cette malheureuse. Je revins le cœur soulagé et reconnaissant car j’avais juste ce qu’il fallait pour honorer les loyers et acheter un peu de nourriture pour qu’ils mangent le soir même. Quel ne fut l’étonnement de la diaconesse lorsque je lui demandais de m’accompagner jusque chez cette sœur pour lui porter secours ! « Mais, peut-être devrions-nous au préalable aller voir le Pasteur ? » « S’il y a le feu, tu appelles les pompiers ou le Pasteur ? » ne puis-je m’empêcher de répondre !

 

Et ainsi, nous voici parties dans la nuit, en direction du bas quartier de Port-Bouët une des dix communes d’Abidjan. J’avais déjà parcouru bien des ghettos de misère avec les enfants jouant dans des marigots d’eau sale, mais ce que je vis ce soir là, dépassa toutes les limites de ma petite compréhension d’Européenne bien confortable ! Nous traversions d’étroites ruelles jonchées de détritus, longeant des taudis faits de planches trouées, pourries, quelques néons mal accrochés éclairaient la noirceur de cette saleté ! J’étais au comble de l’horreur, mes pieds s’enfonçaient dans un sable mouillé, noir de crasse ; j’essayais d’éviter les flaques d’eaux stagnantes du mieux que je pouvais. Je priais intérieurement, interrogeant Dieu sur le possible de telles choses. J’avais l’impression de pénétrer dans un autre monde ! Mon cœur oppressait, je respirais mal, ma gorge se nouait. Et spectacle on ne peut plus anachronique, les gosses s’agglutinaient autour de moi éberlués qu’ils étaient de regarder « la blanche » à une heure pareille visiter un tel endroit ! Longer ce dédale de baraques délabrées me parut interminable, et cependant, je n’étais pas arrivée au bout de mes découvertes !


  http://images.onlc.eu/lysdesvalleesNDD//12222693841.jpg Quelle ne fut pas ma surprise lorsque enfin nous atteignîmes la « maison » de la sœur qui était expulsée avec sa petite famille de cinq enfants, le dernier accroché au mamelon d’un sein décharné. Le bagage de toute une vie gisait à même le sol, à savoir un ballot de vêtements crasseux noués dans un pagne, quelques bassines en fer blanc, un mortier avec son pilon, etc. Mes yeux étant habitués à l’obscurité, je cherchais d’un regard ce qui pouvait même justifier un loyer de 2000 CFA dans ce que je découvrais ! Mon cœur finit de se briser lorsque j’aperçus le regard d’un enfant dans le trou servant de porte d’entrée au taudis. M’approchant, je crus défaillir en découvrant les enfants entassés à même le sol dans ce deux mètres carrés de planches pourries ! Je réalisais que même les chiens chez nous sont mieux traités ! Mon cœur saignait, mais je comprenais que Celui qui m’avait conduite jusque là, avait quelque chose de Ses entrailles à me partager.


Autrefois en France un panneau publicitaire avait attiré mon attention : il montrait un petit africain complètement amaigri portant sur son dos le corps squelettique d’un autre enfant. « Tu ne pourras plus jamais dire que tu ne savais pas » était le seul commentaire.


   Ces mêmes paroles revenaient sans cesse à mon esprit, pendant que je me trouvais dans mon vol du retour. Alors, me tournant vers mon Jésus d’amour je dis : «  Et maintenant Seigneur, qu’allons nous faire ? » « Considère que je t’ai choisie afin que tu me bâtisses une maison qui me serve de sanctuaire » fut son unique réponse.


   La Bible raconte l’histoire « d’un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie », et d’un autre homme, « un pauvre nommé Lazare qui était couché à sa porte, couvert d’ulcères et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient lécher ses ulcères » Lc. 17v.19-31. Un jour alors que je pleurais à genoux devant le Seigneur pour aider Ses petits d’Afrique, Il m’a soudain révélé que « l’homme vêtu de pourpre » pourrait représenter précisément l’Eglise devenue religieuse, et « Lazare », tous ces pauvres pour lesquels je Le supplie et qui sont « couchés à sa porte » !


   La « maison » qui servira de sanctuaire à notre Seigneur Dieu tout Puissant pourrait-elle avoir une quelconque relation avec l’indescriptible relaté plus haut ?


   Nous qui avons construit les plus beaux temples, les plus belles cathédrales, etc. aurions-nous oublié que Celui en qui habite toute la plénitude de Dieu est né dans une mangeoire ? Aurions nous oublié qu’il n’avait ni beauté ni éclat et que c’est défiguré et vidant tout le sang de Sa Vie, que crucifié sur le bois de nos iniquités Il remit Son Esprit  au Père ? Aurions nous oublié que c’est de Son côté percé et dégoulinant eau et sang qu’est née Sa maison, Son Epouse, Son Eglise ?


   Un jour, je lisais le témoignage d’un homme de Dieu qui fut plus de seize ans emprisonné pour sa foi dans les cachots de l’Europe de l’Est. Il racontait les conditions horribles de sa détention et comment il était traité avec les autres chrétiens. Ils gisaient aussi à même le sol, étaient nourris d’épluchures, n’avaient aucune commodité, étaient privés de tout et torturés. Un jour ils réalisèrent alors qu’ils priaient ensemble que depuis si longtemps ils n’avaient pas pris le repas du Seigneur. Soudain l’idée jaillit de son cœur de prendre le Saint Repas avec « RIEN ». Dieu, après tout, n’avait-Il pas créé le monde à partir du néant ? Ainsi décidèrent-ils d’adorer leur Dieu unis ensemble dans la prière, l’adoration, et partager la Cène avec « RIEN ». Ce partage se révéla un moment unique, inoubliable lorsque dans la sainte crainte révérencieuse de leur Dieu, ils prirent la Coupe en prenant « RIEN », et pareillement le Pain. Et alors qu’ils étaient transportés dans la présence du Seigneur et L’adoraient, il explique, en décrivant leur aspect décharné, mal rasé, sale, exténué de fatigue, roué de coups, qu’il discerna à ce moment là, « la BEAUTE du CORPS de CHRIST ».

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