https://static.onlc.eu/lysdesvalleesNDD//123922995292.jpg« Nous voulons vous faire connaître, frères, la grâce que Dieu a accordée à l’église... de Côte d’Ivoire. Elle a été mise à l’épreuve par de multiples détresses, mais les croyants, animés d’une joie débordante et malgré leur extrême pauvreté, ont fait preuve d’une très grande générosité. Ils sont allés jusqu’à la limite de leurs moyens et même au-delà, j’en suis témoin.» 2 Cor8/versets1-3

      J’ai vraiment à cœur de raconter un des moments qui m’a le plus marquée dans le ministère. Ce que   j’appellerai le plus bel acte d’adoration communautaire que j’ai vécu !
C’était il y a déjà quelques années et cela se passait en Côte d’ivoire, dans un des bas quartiers de la ville d’Abidjan, appelé Gonzagueville. Là, un groupe de jeunes, dont j’étais devenue la « maman », avait commencé le ministère d’une église locale sous un manguier.

https://static.onlc.eu/lysdesvalleesNDD//123956200487.jpg  Pour la plupart, ils vivaient des situations de carence, de précarité, vraiment très difficiles. Ils étaient logés dans des « maisons » que personne dans nos pays dits civilisés ne voudrait habiter ! Et j’insiste sur le terme « maison » par amour pour eux car j’ai appris, en partageant leur condition, à les respecter plus que tout. Certains n’osaient même pas me dire où ils habitaient, tant ils avaient honte ! Pourtant, c’est là, au cœur de leur misère, de cet inimaginable manquement matériel, financier, que Dieu m’a conduite des années durant ! Cette pauvreté extrême liée au rejet générationnel que vivent ces peuples, dont nous avons pourtant tant à apprendre !
    Ainsi, sous le manguier, dans la cour d’un des frères, naquit une cellule de l’Eglise de Jésus Christ. Ils étaient là, par la foi, et ils y croyaient, ils persévéraient dans les jeûnes et les prières, la nuit, le jour. Ils commencèrent à cotiser pour construire un temple, et par la foi, les murs s’élevèrent « un peu, un peu » comme ils disent. Des cultes de réveil se célébraient là. Vraiment c’était extraordinaire de vivre la présence tangible de notre Dieu, réunion après réunion. Des âmes s’ajoutaient, des malades guérissaient, des captifs étaient libérés. Le Royaume de Dieu s’approchait !
    Je les avais moi-même consacrés, à la demande de leur Pasteur, David Tahou, après qu'il eût fait un jeûne de 30 https://static.onlc.eu/lysdesvalleesNDD//123956222793.jpgjours. A chaque mission, j’étais invitée à prêcher la Parole et à exercer le ministère parmi eux. Les cultes du dimanche duraient de 8 h 30 le matin jusqu’à parfois 16 ou 17h. Dieu était tellement présent que plus personne ne voulait partir ! Et c’est ainsi, dans cette atmosphère « divine » que dans un moment prophétique, une sœur éleva d’une voix forte pour annoncer de la part de l’Esprit de Dieu : «  Et Moi  Que me donnez-vous ? Oui, que Me donnez-vous ? Pourtant, Je suis votre Dieu, mais QUE ME DONNEZ-VOUS ? » Au même instant Dieu me saisit, et je savais que cette parole qui venait de jaillir comme un cri, était vraiment celui du cœur du Seigneur à Son peuple rassemblé dans ce lieu. Je m’approchais et pris le micro pour exhorter l’église à prendre en considération la prophétie. En même temps que je commençais à parler, l’onction de Dieu devint de plus en plus forte. L’Esprit insistait pour que nous renoncions à nous-mêmes, que nous nous offrions comme un sacrifice vivant. Pendant tout un temps je prêchais sur l’importance de vivre Sa gloire, de nous en remettre à notre Seigneur en lui consacrant tout ce que nous sommes tout ce que nous avons, etc., qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir, que Jésus, Lui, a tout donné, pas seulement 10% de Sa vie, mais toute Sa vie, tout Son sang, etc., que nous cessions de nous comporter comme des épiciers et de comptabiliser ce que nous devons à Dieu alors que nous Lui sommes redevables de tout. Je demandais que l’on dispose des pagnes au sol, pendant que j’encourageais chacun à ne vouloir que Sa gloire en venant répandre une semence d’amour pour Lui et pour Lui seul et afin que vienne des temps de Sa visitation sur la Côte d’Ivoire et sur les nations. Je ne puis vous décrire la Présence de Dieu à ce moment-là du culte, comme le poids de Sa gloire sur nous et une procession commença d’hommes, de femmes, d’enfants, venant déposer https://static.onlc.eu/lysdesvalleesNDD//123956265661.jpgtoutes les pièces de leur nécessaire, à l’instar de cette veuve dont parla Jésus. Et comme beaucoup n’avait même pas ce minimum vital dans leurs coins de pagnes ou de poches, ils s’avançaient quand même et apportaient des chaussures, un pagne,etc. D’autres, ahuris hésitaient encore, ne savaient plus. Dieu était réellement présent, et l’Esprit pressa tant notre cœur que nous réalisions que nous ne sommes rien, nous n’avons rien comparé aux bienfaits de notre Père. Moi-même je pris mon portefeuille et le vidai de son contenu tandis que je pensais que c’est vraiment rien et qu’ai-je de plus précieux que je puisse apporter à mon Dieu. Et c’est alors que mon regard se posa sur ma Bible, cette belle Bible toute neuve qu’il m’avait fallu tant de temps pour pouvoir m’acheter. Aussitôt je la pris et la déposai sur le pagne d’offrande. Un frère du fond du temple se leva et courut se jeter à mes pieds, suppliant Dieu de lui faire grâce. Le Pasteur pleurant, quitta ses chaussures, sa veste, sa chemise, et remit aussi le tout à Dieu avant de s’écrouler face contre terre en tricot de corps. Les anciens, les diacres faisaient de même. Certains avaient abandonné leur place et couraient chez eux chercher de quoi apporter à Dieu, fût-ce une mangue, un bol de riz. Les larmes coulaient sur nombre de visages, nous chantions en langue, des cantiques d’adoration, nous étions comme dans l’éternité, le temps n’existant plus. Puis je vis une maman sortir encore des rangs, le visage ruisselant de larmes et son enfant handicapée sur le dos. Elle s’arrêta devant l’autel des offrandes, détacha l’enfant et dans un sanglot le confia au Seigneur ! Quel instant de Gloire ! Nous osions à peine respirer, quand encore deux sœurs en courant vinrent se jeter sur l’offrande se consacrant elles-mêmes à notre Dieu.

    Vraiment, je regrette que ces moments ne fussent pas filmés, car mes mots sont tellement insuffisants pour décrire et témoigner cette bouffée d’éternité, ce bain dans le fleuve de Sa Glorieuse Présence. Mais, puisses-tu, toi qui viens de lire ces lignes, te jeter à ton tour à Ses pieds, et, comme un sacrifice vivant, t’offrir à Son Amour et n’en rien attendre en retour, sinon d’avoir satisfait le besoin de Son cœur épris de toi. Et même quand tu as tout donné, tout abandonné, Jésus n’attend que ton amour, ton cœur passionné pour Lui.

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